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  • : Blog pédagogique d'une prof-doc
  • : J'ai créé ce blog pour diffuser mes documents et réflexions personnelles sur ce que peut être un enseignement de la culture de l'information au collège. J'utilise particulièrement la méthode du "document de collecte" et les cartes mentales.
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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 15:34

Lors du Congrès FADBEN diverses interventions auxquelles j'ai assisté (en particulier celles de Jean Michel Salaun, Olivier Ertzscheid, Dominique Cardon et Divina Frau Meigs) ont allumé une petite lumière dans mon esprit qui vient par moments m'interpeller. Je vais essayer par ce billet de blog de préciser cette idée.

 

Pour résumer : notre "écosystème informationnel" a changé. Quelques exemples :

-Google guide les résultats avec un Page Rank qui prend en compte nos recherches précédentes, ou qui propose des recherches toutes faites sous forme "d'écriture intuitive"

- les outils proposent leurs propres objets en réponse à une requête ou les "jardins fermés du web" (Tim Berners Lee) : selon Olivier Ertzscheid " chaque acteur a intérêt à favoriser les résultats de son écosystème direc"

- Facebook diffuse l'information par son système de recommandation "J'aime".  La recommandation est en train de supplanter le Page Rank (Domique Cardon).

- Les marchands en ligne proposent "ceux qui ont aimé ceci ont aussi aimé cela..."

etc.

 

Notre accès à l'information est modifé par tous ces paramètres :

- il est très invidualisé, personnalisé : c'est l'info (ou le spectacle ou le bien de consommation) faite pour nous !

- il est très guidé par les outils, le design des sites, les hypertextes présents (qui nuancent la notion de sérendipité même puisqu'il faut bien que le lien ait été mis là pour que l'on "clique" dessus)

 

La traduction en terme d'enseignement pourrait être (et c'est bien là l'idée qui me tourne dans la tête depuis quelques temps) d'apprendre aux élèves à répondre à la question :

Comment cette information très personnalisée dans laquelle j'évolue est-elle venue à moi ?

Elle remplacerait la question qui domine en documentation depuis des années et que l'on sait dépassée : Comment retrouver une information ?

L'interrogation sur l'accès à l'information pourrait déboucher au lycée, (et en amont des travaux de recherche demandés à l'unversité) sur l'apprentissage de la veille comme préconisé par des collègues au Congrès. On passerait de l'étude critique à la mise en place active de son propre écosystème informationnel.

 

Mais on ne peut imaginer travailler en ce sens si :

- on ne s'appuie pas sur une analyse fine et complète des outils que l'on utilise

- on ne fait pas de mises en activité intégrant la publication en ligne

- on ne sort pas de la seule problématique d'une recherche efficace

- on reste dans un enseignement intégralement tributaire des autres disciplines qui elles, de façon tout à fait légitime, cherchent l'efficacité en matière de recherche d'information.

 

Voilà, j'espère avoir su exprimer au mieux mon idée ; j'y reviendrai certainement. Plusieurs textes ont sans doute déjà été écrits sur le sujet.

 

Ma question maintenant, est : comment vais-je traduire cela concrètement avec mes élèves ?

 

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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 10:39

J'ai légèrement modifié le tableau pour mettre en avant les "entrées" dans les séquences. Il me semble plus lisible ainsi. On peut monter une séquence à partir :

- d'une entrée unique (la notion de document en 6e, apprendre à constuire une carte mentale comme en SVT4 e),

- de deux entrées (comprendre le fonctionnement de Wikipedia et relever des informations précises pour remplir un tableau, séance d'une heure que je fais en SVT 5e)

- de trois entrées (notion d'espace informationnel à travers l'étude de la complémentarité PMB / Netvibes)

ou plus...

 

Par ailleurs le tableau ne dit pas que j'utilise d'autres tâches, d'autres outils, et beaucoup d'autres notions. Je n'ai noté que ce qui revenait le plus souvent ou qui me paraissait indispensable.

 

Voici le tableau nouvelle version (mais qui ressemble beaucoup à l'autre !)

 

tableau-CI-2-copie-1.jpgEt puis je me suis dis aussi que cette énumération pouvait masquer la complexité des interactions de toutes ces entrées, attitudes attendues, compétences, etc. Je l'avais justement élaboré pour y voir plus clair dans l'enchevêtrement des apprentissages. Mais pour m'amuser et donner une vision plus fidèle de la réalité, j'ai fait encore une nouvelle version. Voilà, dans ma pratique, la culture de l'information c'est ça :

 

tableau-CI--3.jpg

Cette fois, je ne peux pas faire plus clair  !

(et encore, un peu fatiguée, j'ai dû oublier des flèches...)

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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 09:23

Pour faire le point sur mon enseignement (qui a pas mal évolué ces dernières années), j'ai élaboré un tableau. Il est sans doute très incomplet et imparfait mais il m'a permis de traduire concrètement mes idées et de les classer.

Je sais plus précisément, quand je suis dans une activité, où je me situe dans un ensemble.

Il faudrait encore réfléchir aux progressions attendues pour chaque tâche, de la 6ème à la 3ème.

CI-copie-2.jpg

Pour réfléchir à ce tableau, je me suis inspirée des passionnants travaux de

'- Karine Aillerie sur les pratiques informelles des adolescents

- Gallezot Gabriel, Roland Michel et Araszkiewiez Jacques sur la notion de "recherche floue"

- Pierre Fastrez à propos des compétences du lecteur numérique

- Louise Merzeau sur la question de la "présence numérique"

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 16:29

Je trouve très enthousiasmant et encourageant de voir le document de collecte présenté sur Docs pour Docs comme une réponse possible à l’article qui a créé tant de remous ces derniers jours « Comment j’ai pourri le web ».

Une question me tracasse : qu’est-ce qui a « fait le buzz » dans la situation décrite par ce collègue ? Que les élèves aient stupidement recopié des erreurs ou bien qu’ils n’aient rien appris ? Quand les élèves (et cela arrive tous les jours nous en sommes les témoins)  copient-collent des informations correctes, font un minimum de mise en forme et rendent leur devoir tel quel, est-ce que ça provoque un tel tollé ? Combien d’enseignants se scandalisent du fait que leurs élèves n’ont rien appris ? Combien s’en contentent ?

Au croisement des actualités, je vois deux faits : la polémique soulevée par le collègue de Lettres et le manifeste rédigé par la FADBEN et soumis à signatures. D’un coté un enseignant qui passe un temps incroyable à préparer un piège pour ses élèves, d’un autre des professeurs documentalistes qui demandent à assumer un enseignement dont tout le monde aujourd’hui reconnaît qu’il est indispensable.

Devons-nous nous contenter de convaincre nos collègues des autres disciplines, les inciter à travailler sur la validité de l’information, la prise de notes, la reformulation ? Cela ne paraît plus suffisant.

La question qui se pose pour l’évolution de notre métier est la même que celle qui s’est posée pour l’Education aux médias il ya quelques années. Pour l’Education aux médias, le choix a été fait : pas d’enseignement assumé, un saupoudrage dans les différentes disciplines...

Alors que la Semaine de la presse vient de se terminer, voici le croisement avec une troisième actualité : quel bilan de l’éducation aux médias fait-on aujourd’hui ? Quel est le bagage d’un élève de troisième en matière de compréhension des médias ? J’ai l’impression, dans mon quotidien de prof-doc, que de moins en moins de collègues sont demandeurs pour monter des séquences sur le sujet. Manque de temps, manque de formation, manque d’instutionnalisation… On ne peut pas leur en vouloir.

Si l’enseignement de l’info-doc, ouvert à la culture de l’information n’est pas plus assumé par l’Ecole, j’ai bien peur que nous prenions une voie identique.

Et à mes yeux, ce n’est pas pour les prof-docs que c’est vraiment dommageable mais bien pour nos élèves, pour notre fonctionnement démocratique et nos choix de société.

Ne soyons pas trop sévères avec notre collègue de Lettres car son expérience ressemble à des activités que nous menions il y a encore cinq ou six ans, avant que la recherche n’avance et nous en montre l’inintérêt. Mais arrêtons-nous sur l’effervescence suscitée par cette affaire : nous pouvons y voir de vraies attentes et de vraies interrogations sociales.

Alors  dépassons le débat et ouvrons-le sur la possibilité d’un autre enseignement. Aujourd’hui, nous commençons à y voir plus clair à propos de la société dans laquelle nous vivons. Grâce à la recherche, grâce au concept de « culture de l‘information », les contours d’un nouveau champ disciplinaire prenant appui sur les pratiques de nos élèves se dessinent. Nous avons les moyens d’inventer un nouvel enseignement.  Affirmons-le.

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 18:05

Une présentation synthétique de l'outil, pour vous aider à vous lancer !

Tous les articles sur le sujet dans ce blog sont classés à "document de dollecte"

 

doc-collecte-fiche.jpg

              (cliquez sur le document pour l'agrandir)

 

 

Quelles connaisances travaille-t-on ?

 

Savoir-faire : niveau de l’exercice

pratiquer la lecture rapide et sélective sur le sujet donné

cerner les limites du sujet donné

évaluer rapidement la pertinence des informations trouvéens

référencer ses extraits

 

Savoir-faire : méthode réutilisable

pratiquer une lecture rapide et sélective

définir un besoin d’information

savoir revenir rétrospectivement sur un cheminement de recherche (être capable de décrire les actions et nommer les outils utilisés)

établir une sitographie

Savoirs : compréhension

 

le copié-collé est une étape de brouillon 

le guidage imposé par les moteurs peut-être critiqué 

l’intention de publication influe sur la qualité de l’information 

l’accès à l’information peut déterminer sa pertinence : moteur, BDD, portail

            Savoirs : concepts = notions info-documentaires

source : auteur, édition

espace informationnel : BDD, portail

document secondaire

recherche d’information : Moteur de recherche

sélection de l’information

exploitation de l’information : évaluation de l’information, pertinence

 

 

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 12:51

Dans une volonté d'ouvrir le travail sur l'identité numérique, de sortir d'un enseignement trop défensif et de me rapprocher de l'Education aux médias et des notions développées lors des formations à la recherche documentaire, j'ai décidé cette année d'étudier en 3ème comment on peut se construire une identé numérique positive. J'ai pris l'exemple de Yannick Noah.

J'ai donné aux élèves un questionnaire à remplir à la maison. Ils devaient noter sur quel site on trouvait le plus d'informations sur la vie privée du chanteur (wikipedia) et sur quel site on trouvait le plus d'informations d'ordre profesionnel (site officiel). Enfin ils devaient relever des informations gênantes pour Yanick Noah, voir qui les diffusait (les sites de presse) et essayer de voir comment il pouvait les contrer (en créant du "buzz" autour de nouvelles actualités).

Nous avons conscaré une heure de correction à ce travail, durant laquelle nous nous sommes arrêtés sur :

-la démarche de recherche qu'ils ont menée sur Yannick Noah : les élèves confondent encore en 3ème" navigateur" et "moteur de recherche". J'ai sauté sur l'occasion pour parler avec eux de la nouvelle politique de confidentitalité de Google.
- ensuite on a réussi à voir que les deux sources principales (Wikipedia et site offciel) étaient sous contrôle. On a vu aussi que créer une actualité pouvait faire reculer une autre actualité en page deux ou trois d'un moteur de recherche, donc la faire oulbier.
Enfin, on a lu ensemble la définition de l'Idendité Numérique à partie de celle du Clemi de Poitiers. 

Nous l'avons complétée ainsi : 

C’est ce que font toutes les personnalités publiques (artistes, hommes politiques, etc.) en utilisant certaines techniques :

en écrivant eux-mêmes ou faisant rédiger leur propre biographie sur des sites collaboratifs (comme Wikipedia)

en tenant des sites officiels

en créant le « buzz » autour de certaines informations pour faire disparaître les informations négatives en page deux ou trois des moteurs de recherche 

en étant toujours très attentifs aux informations qui circulent sur eux et en réagissant très vite

 

 Puis on a repris la carte de Fred Cavazza sur l'identité numérique et je leur ai demandé de surligner les outils qu'ils connaissaient (ils sont classés en catégorie d'utilisation :  communication / achat / avatar / réputation etc.) Je leur ai demandé de rajouter les outils qui n'étaient pas sur la carte et de leur trouver une place. On s'est rendus compte que Facebook se trouverait dans presque toutes les cases ; on a en donc déduit que c'était ce qui avait fait sa force : l'intégration des différentes fonctionnalités des ouitls du web sur une même interface.

Les élèves doivent apprendre la définiton complète de l'Identité numérique et comprendre le rôle précis de la CNIL (cela a fait l'objet d'une séance précédente). Ils auront une évaluation sur table pour valider des items du socle. Ils vont aussi rencontrer un gendarme pour être informés sur les paramétrages des comptes Facebook.

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 21:09

Dans la perspective de préparer les élèves de 4ème aux travaux de recherche demandés en 3ème, nous avons mis en place une séance sur la construction d’une carte mentale. Les élèves devaient, en groupe et sur un même sujet (Les substances qui perturbent le système nerveux : conséquences sur la sécurité routière), construire une carte mentale à partir de leur manuel scolaire et la mettre en forme avec Open Office. Nous leur donnions les principales branches comme trame de départ.
La séance a duré une heure. Nous avons pu voir des groupes s’organiser très vite et d’autres mettre beaucoup de temps. Les élèves ont dû lire avec attention leur manuel et faire un vrai travail de compréhension et d’assimilation de l’information.


A noter : c’était une séance méthodologique, en préalable à la distribution de sujets d’exposés. L’attendu final sera une carte mentale (sur un autre sujet) servant d'appui à une présentation orale.

 

Si je reprends le classement des connaissances proposé par André Tricot, voci comment j'analyse cette séance d'apprentissage ;


Connaissances procédurales (niveau des savoir-faire)
Retrouver précisément les informations demandées (organes moteurs, substances actives, etc.) dans le chapitre du manuel désigné
Classer les informations relevées en fonction d’une organisation pré-établie
Utiliser un traitement de texte pour présenter une carte mentale
Organiser le travail de groupe (répartir les tâches)
Connaissances procédurales (niveau de réinvestissement)
Savoir lire des documents de natures différentes (texte, tableaux, schémas etc.) et en extraire de l’information
Savoir organiser l’information en la hiérarchisant
Construire une carte mentale de présentation lisible
Travailler en collaboration
Connaissances déclaratives (niveau de la compréhension)
•    SVT : Le nom des substances qui perturbent le système nerveux et les mécanismes. Les différents types d’organes atteints (moteurs, sensoriels, cerveau). Les liens entre l’ingestion de ces substances et les accidents de la route.
•    Info-doc : Une carte mentale sert à exposer ses idées de façon claire et organisée. Elle peut être un support à communication. Dans ce cas, elle ne doit pas contenir de phrases rédigées mais seulement des mots ou des expressions. La mise en forme aide à sa lisibilité.
Connaissances déclaratives (niveau concept) selon  le wikiinfodoc

Exploitation de l’information / Prise de notes /

 

 

 

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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 12:22

Dans le cadre du défi-lecture anglais 6ème, nous demandons aux élèves de préparer un oral sur un livre lu. C'est l'occasion de revoir avec eux la méthode de la carte mentale comme outil d'organisation de l'information. Voici la carte élaborée avec ma collège d'anglais.

 

fiche-livre-anglais.jpg

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 17:05

 

Voici la fiche que j'ai utilisée avec mes élèves de 3ème

cnil-1.jpg

cnil-2.jpg

cnil-3.jpg

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 11:31

J’ai écrit il y a quelques temps un billet sur le document de collecte. J’avais eu pas mal de questions en commentaires et je n’avais pas pris le temps de répondre. Je vais essayer de le faire dans ce billet.

Sachez que vos questions et critiques m’aident beaucoup pour interroger et faire évoluer cette méthode. Merci à ceux qui ont bien voulu partager leurs opinions !


A la question de la dangerosité de laisser les moteurs guider les élèves j'ai du mal à répondre. Peut-être est-ce "dangereux". Je vois deux façons d'atténuer cela :
- lors de la phase d'organisation des idées l'enseignant est très présent, guide les élèves et leur permet de relativiser ce qui a été trouvé
- sur des sujets complexes on peut proposer de travailler seulement à partir d'une sélection de sites (pmb / netvibes)


Mais n'est-il pas utile de laisser l'élève faire la première sélection, guidé par les moteurs, puis se rendre compte qu'il y a des manques, des erreurs, un guidage pas forcément efficace ? C'est aussi une façon de lui apprendre à reprendre la main tout seul sur l'accès qu’il a à l'information. Cela l'amène peut-être à plus d'autonomie finalement ? A mon avis, cette piste est à creuser.


Pour la forme du document de collecte, elle est vraiment simple. Il s’agit d’une page imprimée intitulée « document de collecte » avec précision du sujet travaillé. C’est ensuite un empilement de copiés-collés : phrases, morceaux de phrases, paragraphes coupés… Peu importe. Chaque site est référencé par un copié-collé de son adresse (en parallèle, je donne une fiche de sitographie à remplir).


Il me semble ensuite en collège très important que ce document soit retravaillé au stylo (surligneurs de couleurs différentes, paragraphes à rayer, notes en marge…). Je pense que les deux étapes aident les élèves à s’approprier leur sujet.


Cette méthode demande un vrai travail de correction. Entre chaque séance, je garde les documents, je les lis et les annote. Cela me permet de voir l’avancée de chaque groupe dans la maîtrise de leur sujet et de les guider pour l’étape suivante. A chaque séance, je leur remet l’ensemble des documents pour qu’ils aient bien conscience de l’évolution de leur travail et peut-être de leur réflexion.
Enfin, mais j’aurais dû le préciser plus tôt : en début de séquence, je distribue un plan de la séquence à venir avec les étapes (heure 1 / heure 2, etc.) et je leur demande de temps en temps de se situer dans le travail par rapport à ça. C’est aussi une façon de découper qui permet de se concentrer sur une micro-tâche et cela me semble plus facile que de toujours être dans la tâche complexe.


Mais je crois que c’est à chacun de tester cette méthode pour voir si elle est efficace ou non. Je pense aussi qu’elle peut être largement interrogée et améliorée. Je serai très intéressée si certains d’entre vous la testent d’en avoir des retours.

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