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  • : Blog pédagogique d'une prof-doc
  • : J'ai créé ce blog pour diffuser mes documents et réflexions personnelles sur ce que peut être un enseignement de la culture de l'information au collège. J'utilise particulièrement la méthode du "document de collecte" et les cartes mentales.
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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 17:06

Comment expliquer le fonctionnement du moteur de recherche mieux qu'en le dessinant ? De plus en plus de schémas de prof-docs circulent, et je les stocke dans mon scoop.it

Dire que ça m'a longtemps fait peur ! Ce n'est pas si compliqué que ça finalement...

http://www.scoop.it/t/etudions-google

Ce qui est chouette c'est de demander aux élèves de le dessiner avant et de proposer son propre shéma en correction.

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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 18:37

Un des textes (le texte ?)  dont j'ai trouvé la lecture fondamentale cette année a été La recherche floue de GALLEZOT Gabriel, ROLLAND Michel et ARASZKIEWIEZ Jacques.

Ce texte a été un grand révélateur pour moi parce que j'y ai lu la formalisation d'un sentiment persistant : certains modes de recherche non enseignés, non formatés peuvent s'avérer extrêmement efficaces, même pour des étudiants. Ces modes de recherche (qui se combinent avec des modes plus scolaires) tiennent à l'expérience propre de la personne qui cherche, ses expériences de recherche antérieures, sa connaissance du sujet, l'usage plus ou moins efficace de la sérendipité...

De ce texte je retiens aujourd'hui, à l'heure où je réfléchis à l'évolution de mon projet pédagogique, la recommandation d'assumer "la subjectivation des pratiques informationnelle".

 

Je cherche à intégrer cela à mon projet pédagogique.

J'ai un premier point qui correspond à la formation à la culture de l'information (avec trois entrées : notions, méthodes et outils comme je l'ai déjà écrit).

Je voudrais formaliser un second point autour de l'entrée par l'invidualisation des pratiques, peut-être la construction d'une "identité informationnelle" qui mènerait mes élèves vers les questions : "Qui suis-je dans la société de l'information ? Quel consommateur d'information suis-je ? Comment est-ce que je laisse l'information, l'actualité, le divertissement venir à moi ? etc"

Dans ce second axe, je mettrais tous les projets suivants :

- club de sélection de sites scientifiques avec création de portail (5e)

- club de sélection de sites culturels (création de portail aussi) (4e)

- accompagnement éducatif totalement tourné vers la publication (wiki, banques d'images, blogs...) (6e)

- utilisation de twitter en classe (projet en construction...)

- les projets lecture aussi peuvent y trouver une place toute légitime car à je suis convaincue qu'inciter à lire et à expliciter son goût de lecteur fait aussi entrer dans la culture de l'information

Au niveau de mon enseignement, je voudrais mettre en avant l'idée de l'apprentissage par la prise de conscience d'un cheminement de recherche (verbalisation rétrospective)

 

Mais si j'ai le contenu, je manque de mots pour le formaliser. Les mots, ou l'expression définissant ce que je cherche existent certainement déjà, mais je ne les trouve pas. Comment énoncer de façon claire et intelligible par tous le fait qu'on veut travailler sur l'implication personnelle, la subjectivité, la capacité à profiter pleinement d'expériences individuelles pour faire évoluer ses pratiques, le travail sur une sérendiptité affinée par ses expériences ?

 

Si quelqu'un a un vocabulaire à me proposer, je prends !

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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 15:58

La fin de l'année, c'est le moment des bilans mais aussi des projets... Pour ma part, et comme beaucoup d'entre nous, j'en ai déjà presque trop en tête ;-) mais l'un deux m'intéresse particulièrement. Ceux et celles avec qui j'ai déjà échangé sur le sujet se reconnaîtont ; merci à tous pour vos idées et conseils.

Je pense le proposer en club, à des élèves de 4e-3e, à raison d'une heure tous les quinze jours.

Je voudrais que les élèves tiennent à jour un portail de sites culturels.

Je vais utiliser scoop.it et peut être diigo en parallèle pour le stockage des signets.

 

Les élèves auront à sélectionner à la maison des ressources qui leur semblent intéressantes dans des catégories décidées par avance : romans, BD, cinéma, musique, jeu (?), etc. En club et à tous de rôle ils nous les présenteront et expliqueront aussi comment ils sont arrivés à cette ressource (recherche volontaire, visite d'un site connu = veille, recommandation via un réseau social, etc.)

Si l'argumentation est bonne, et après vote, la ressource sera intégrée au scoop.it collectif.

Les élèves du club auront aussi à faire la promotion de ce scoop.it (que je mettrai en avant au CDI) et qui incitera les autres élèves à se tenir informés de l'actualité culturelle.

 

Ce projet répond à plusieurs interrogations pour moi :

- proposer des sites à découvrir aux élèves les plus âgés (les 6e et 5e vont sur les jeux éducatifs que je mets à leur disposition, les autres se plaignent de ne rien avoir qui corresponde à leur goût )

- pousser à l'exigence de qualité en matière culturelle : ne pas toujours rester sur ce que tout le monde aime, regarde, écoute, mais rechercher l'originalité, la perle rare

- comprendre comment l'information est venue à nous. C'est une idée dont j'ai déjà parlé : suite au congrés FADBEN j'ai compris que si en info-doc nous en restions à enseigner "comment chercher l'information" nous serions très vite dépassés. Le paradigme a changé désormais, le rapport s'est inversé et par le biais notemment de la veille et des systèmes de recommandation (le fameux "j'aime" de Facebook) : de plus en plus c'est l'information qui vient à nous. Partant de là, il semble utile de s'interroger sur "comment cette information est-elle venue à moi?" pour être le moins possible passif et "subir" une information ou un divertissement sans se poser aucune question.

 

Je vais donc tester cela à la rentrée prochaine ; si certains mènent déjà ou comptent mener ce type de projet, je serais ravie que nous partagions nos expériences...

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 14:43

Je continue ma série sur Google avec aujourd'hui les fiches d'activité que j'ai utilisées pour la séquence décrite ici.

Nous avons mené le travail en cours de technologie en 4ème avec cinq classes. 

Première remarque sur cette séquence : elle est trop courte. Les élèves ont plein de questions à poser, de remarques à faire... Du coup nous prévoyons l'année prochaine de la faire en quatre heures au lieu de deux, avec pour terminer une évaluation sur table qui comprendra trois questions (décrivez le fonctionnement de Google / comment Google choisit-il l'ordre de présentation des sites / quelles remarques peut-on faire sur l'évolution à venir de l'entreprise Google) et des pages de résultats à commenter. 

Pour cette année voici les fiches que nous avons utilisées :

 

Travail préalable à la maison :

google1-copie-1.jpg

En classe avec vidéoprojecteur (et après correction de la fiche précédente) nous avons demandé à un élève d'aller sur Google pour nous et nous avons collectivement rempli le début du tableau suivant : google2-copie-1.jpgNous avons demandé aux élèves de terminer de remplir le tableau à la maison.

En deuxième heure, en salle informatique, chaque élève avait un ordinateur. Ils ont tous rédigé un texte pour décrire les résultats du tableau et trouver des explications au classement des sites. Ils ont regardé les ressources du scoop.it

Puis nous leur avons distribué la feuille de cours :

google3-copie-1.jpg

J'ai du mal à évaluer le transfert compréhension / analyse d'une page de résultat du fait du manque de temps. L'année prochaine nous y consacrerons plus de temps et le ferons plus tôt dans l'année.

Je peux dire par contre que les élèves se sont montrés très curieux, interpellés par ce travail. Et une fois de plus ce sont les classes les plus faibles et les plus agitées qui se sont montrées les plus intéressées.

 

Pour moi ce travail était important à mener, même comme premier test, car il s'inscrit dans une progression qui porte sur les outils informationnels.

5e : étude de Wikipedia

4e : étude de Google

3e : études des réseaux sociaux et Facebook

En réalité, c'est l'étude approfondie de ces objets que je programme. Car j'aborde dès le début d'année de 6ème la notion de site collaboratif, nous parlons de Facebook ou de Google+ à la première occasion de séance et citons très régulièrement dès la 6ème dfférents noms de moteurs de recherche utilisables, surtout pour les distinguer des navigateurs ce qui est toujours compliqué...

Bien sûr avec cette progression, il ne s'agit aucunement d'apprendre à utiliser des outils qui vont changer ou être remplacés par d'autres dans un avenir proche. Il s'agit juste, partant d'outils utilisés par nous tous de façon quasi-systématique, d'apprendre à acquérir un certain esprit critique, voire une indépendance.

 

Et je retombe toujours sur les mêmes connexions entre la technologie, les sciences de l'information et l'éducation aux médias...

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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 10:27

J'ai référencé des ressources sur Google pour travailler avec mes élèves en 4ème sur les trois aspects du moteur :

- technologique : son mode de fonctionnement

- social : l'histoire de l'entreprise, le développement de services autres,  l'utilisation sociale du moteur (hégémonie), l'évolution de l'entreprise, la question du stockage des données et des libertés individuelles

- informationnel : la question de l'information à laquelle on a accès : comment l'ordre de présentation des sites est-il choisi ?

 

Mon objectif est de leur apprendre à analyser une page de résultats et savoir critiquer l'ordre de présentation des sites.

La séance complète est ici

J'utilise sccop.it en deuxième heure, en appui à la réflexion sur l'analyse de pages de résultats.

 

Le scoop.it est ici :

http://www.scoop.it/t/etudions-google?r=0.1363391990577144#post_1977303308

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 15:05

Voilà une idée qui tourne dans mon esprit depuis plusieurs mois déjà. Et tout ce que je lis ou entends contribue à la conforter. C'est une piste que j'exploite déjà lors de mes séances mais qui mériterait à mon avis d'être approfondie et étudiée.

Voici l'exemple d'une activité de 10 minutes que j'ai faite cette année en séance 3 d'IRD (fin du billet). En séance 2, les élèves avaient choisi dans un livre ou une revue une oeuvre d'Art qui leur plaisait. A la maison ou au CDI, pour la séance suivante, je leur ai demandé de retrouver sur internet une image de leur oeuvre et de noter sur une feuille : le moteur de recherche utilisé, les mots de recherche tapés, le nombre de résultats et l'adresse du site où ils ont trouvé l'image.

En classe, nous sommes revenus collectivement sur la démarche

- les navigateurs qu'on a utilisés pour se connecter

- les différents moteurs utilisés

- les mots qui ont permis de retrouver facilement l'image, l'usage des guillemets, la précision du nom de l'auteur quand le titre de l'oeuvre était très répendu (ex: nature morte)

- pourquoi Google image n'est pas le site qui met l'image en ligne mais bien celui qui la référence

- comment on relève une adresse URL

J'ai rapidement dessiné au tableau un schéma de recherche type et noté le vocabulaire important : navigateur, moteur de recherche, site internet, adresse URL

Ce travail nous a pris dix minutes en début de séance. Il était surtout pour moi l'occasion de faire prendre conscience aux élèves de leur démarche de recherche.

Tous avaient bien trouvé leur image. Ils savaient donc le faire. Le travail a été de revenir avec eux sur les étapes par lesquelles ils étaient passés, sur les outils utilisés, mettre des mots sur tout cela puis comprendre comment on passait de l'une à l'autre. Nous avons aussi posé la question de l'efficacité de le démarche.

Mon objectif était double :

- leur faire acquérir un vocabulaire adapté. Je suis convaincue qu'on ne maîtrise que ce que l'on sait au moins nommer. La plupart des élèves pense que Google gère la connection à internet  (alors même qu'ils ont cliqué sur Internet explorer ou Mozilla) parce que le moteur est mis en page d'accueil lors de l'ouverture de la connection. Parler de navigateur ouvvre donc un nouvel espace de compréhension.

Quand je leur demande l'adresse d'un site dans lequel ils ont trouvé une image, beaucoup recopient l'adresse dans Google image ; ils n'ont pas conscience que l'image a été mise en ligne par quelqu'un d'autre, et que Google ne s'est occupé que du référencement et que c'est pour cela qu'on l'appelle moteur de recherche.

-leur faire réfléchir à la question "comment j'ai fait pour arriver à ce résultat ?"

Parler de tout cela c'est leur permettre de comprendre ce qu'il se passe, donc de reprendre la main sur leur activité de recherche.

 

Je fais le pari, mais rien ne me le prouve de façon scientifique, que ce que les élèves apprennent dans ces moments d'analyse collective leur sera utile lors de la recherche suivante.

 

J'utilise régulièrement ce type d'activité. Je demande aux élèves de faire une recherche à la maison (document de collecte le plus souvent) et en classe nous revenons sur la démarche suivie. Je note des progrès d'une séance sur l'autre, les réponses fusent beaucoup plus vite. Cela me prend entre cinq et dix minutes et les élèves aiment bien parler de ce qu'ils ont fait.

 

Du coup, quand je construis mes séquences, je prévois souvent de demander du travail à la maison et je garde du temps en classe pour l'explicitation de la démarche, l'analyse de la qualité de la sélection d'information, la lecture et la reformulation.

 

Alors, de plus en plus, je donne des devoirs.. Bon ils sont souvent très rapides et plutôt amusants. Et très souvent les élèves viennent les faire au CDI ce qui me permet l'air de rien de les observer en train de les faire.

Mais il est vrai que j'ai déplacé légèrement l'activité de recherche dans ceratines de mes séquences. Ma future séquence sur Google comprendra deux activités à faire en dehors du cours : une recherche en amont sur l'entreprise, puis entre les deux heures une activité test du moteur : ils devront observer les réusltats obtenus en tapant des mots neutres tels que "bleu"," vert", ou "orange" et noter leurs observations dans un tableau.

 

Ce type d'activité rejoint la démarche du document de collecte : en tant que professeure documentaliste, je n'arrive plus à me positionner en amont pour expliquer les règles à respecter pour obtenir de bons résultats par une recherche efficace. De plus en plus, il me semble que nous avons à nous positionner plutôt en aval dans l'aide à l'analyse de la démarche mise en place par l'élève. Il me semble que c'est aussi une piste qui permet de prendre en compte l'inversion actuelle qui est que, de plus en plus, nous n'allons plus chercher l'information mais que c'est l'information qui vient à nous. De le même façon, ce type d'enseignement permet la prise en compte des stratégies personnelles et de la sérendipité.

 

Pour terminer, une nouvelle fois je remercie André Tricot pour son aide dans la coneptualisation de ma réflexion. En m'expliquant que la "prise de conscience" était un processus d'apprentissage déjà bien répandu (cf enseignement de la grammaire en primaire, enseignement de l'EPS), il m'a permis de creuser cette piste.

Mais ce n'est qu'un début de réflexion...

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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 11:57

Ou comment faire pour que les connaissances acquises soient réinvesties en situation de recherche ?

 

Voilà longtemps déjà que je garde sous le coude les travaux de Fréderic Rabat sur Google en me disant « Un jour, c’est sûr, je m’y mets… »

Ce trimestre c’est décidé, je me lance. Mon collègue de Technologie, toujours partant ;-), est d’accord pour une séquence en 4ème.

Parallèlement, je suis en train de lire le livre « Comment concevoir un enseignement » de André Tricot, Manuel Musial et Fabienne Pradère. Et j’ai eu envie, pour voir, d’appliquer la méthode proposée et de planifier mon enseignement.


J’ai déjà mené l’exercice a posteriori de dresser la liste et catégoriser les connaissances que j’avais voulu enseigner, notamment sur l’identité numérique et le document de collecte. Cette fois-ci, j’ai envie de faire le travail en amont.

Je vais donc présenter ma réflexion sur une séquence pas encore faite. Dans quelques semaines, j’écrirai  un autre billet avec mes fiches support et mon bilan.

 

Première question que je me pose : quelles connaissances est-ce je veux que les élèves acquièrent ?

 

Je reprends le classement d’André Tricot des six formes de connaissances possibles

Connaissances procédurales (savoir-faire) : niveau 1 : automatisme / niveau 2 : savoir faire lié à l’exercice / niveau 3 : méthode transférable

Connaissances déclaratives (savoirs) : niveau 1 : mémorisation par cœur / niveau 2 : compréhension / niveau 3 : concept

 

Ce qui me vient à l’esprit, tout de suite, ce sont des connaissances déclaratives de compréhension.

Je veux que les élèves comprennent que le moteur de recherche Google n’est pas un outil « magique ». Cela passe par les compréhensions suivantes :

 

  • L’entreprise Google a une histoire, une réalité physique concrète (les serveurs où sont enregistrées les donnés) et un vrai poids économique.
  • Le moteur de recherche utilise une technologie précise pour indexer les pages web
  • Le moteur de recherche utilise un algorithme qui détermine le classement des sites dans les pages de résultats
  • Par ce classement des résultats, Google guide et détermine notre accès à l’information, ce qui limite notre liberté de choix
  • L’entreprise aujourd’hui gagne de plus en plus de terrain dans le stockage de données et entreprend le stockage de données liées aux activités des internautes

 

 

Ensuite, comme toujours, en toile de fond, me viennent à l’esprit les connaissances déclaratives de niveau 3 : les concepts que nous allons aborder : moteur de recherche, indexation, page web, source.

 

Mais ce qui est sûr, c’est que je ne veux pas que cette séquence soit trop décrochée d’apprentissages en matière de recherche d’information. Ce que je ne veux pas rater, c’est le réinvestissement des connaissances en situation de recherche.

 

Je veux donc aboutir à des savoir-faire. Lesquels ?

 

Je veux aboutir à la mise en place d’une méthode transférable, quelque soit la situation de recherche : savoir lire une page de résultats de moteur de recherche et savoir la critiquer. Cela passe par :

Une critique du classement

Une identification rapide des sources et du type de contenu

La perception des éléments de guidage imposé

L’incitation à utiliser d’autres moteurs de recherche

Je me demande même si je ne cherche pas à développer chez les élèves des automatismes. Je crois que les automatismes me permettent personnellement de faire ma sélection dans une page de résultats. Qui publie ce site ? Pourquoi sort-il à cette place ? Et si j’allais voir en page 2 ? Voilà des questions que je me pose systématiquement, sans même en avoir conscience. Est-ce que ce ne sont pas des automatismes ?

 

Cette réflexion est assez dérangeante pour moi parce que j’ai l’habitude inverse de partir d’une activité concrète utilisant des savoirs faire pour déboucher sur l’enseignement d’un savoir.

Et là je me retrouve à m’appuyer sur des savoirs pour développer des savoirs faire et même peut être carrément des automatismes.

J’avoue que cela me perturbe.

Mais j’accepte pour avancer et voir ce que cela donne.

 

Mon enseignement aura donc cet objectif : si je veux que le travail sur Google soit réinvesti concrètement par les élèves, je dois m’assurer qu’il va y avoir transformation d’un savoir déclaratif en savoir procédural. Les élèves vont devoir comprendre la situation avant d’apprendre à agir dessus.

 

Quelle planification ?

De cette idée, découle ma planification. Elle comprend six étapes réparties sur deux heures en salle de classe avec vidéoprojecteur et des recherches à faire à la maison (ou au CDI).

 

Etape 1 : A partir d’un questionnaire, les élèves mènent à la maison une recherche d’informations sur l’entreprise Google (dates, chiffres économiques, services développés, etc.). Les réponses sont corrigées en classe (préparation d’un diaporama pour présenter d’autres moteurs, des images des serveurs de Google, etc.)

 

Etape 2 : En classe : formulation d’hypothèses sur la question : comment fonctionne Google ? Mise en commun, discussion, validation ou non par les enseignants.

 

Etape 3 : En classe : formulation d ‘hypothèses sur la question : comment Google classe-t-il les sites ? Recherche à faire à la maison : à partir de mots donnés, remplir un tableau d’analyse de la première page de résultats. En classe, comparaison des résultats trouvés et validation ou réfutation des hypothèses de départ.

 

Etape 4 : Institutionnalisation du savoir : en classe lecture collective de la fiche qui présente le fonctionnement de Google.

 

Etape 5 : Evaluation de la compréhension : on fait des recherches aléatoires au vidéoprojecteur et on essaie de comprendre pourquoi les sites sont « sortis » et pourquoi ils sont classés ainsi. Tentative de développement d’automatismes (classement site d’information / site commercial, site personnel / site collaboratif etc.) permettant une première lecture sélective des résultats.

 

Voilà ma planification est terminée, mes fiches et mon diapo le seront bientôt. Y’a plus qu’à !

 

Pour conclure ce long billet, je souhaite citer un extrait du livre dont je viens de tirer toute cette démarche, à savoir « Comment concevoir un enseignement » de Tricot, Musial et Pradère, page 209.

Il y est question de la transformation d’un savoir déclaratif en savoirs procéduraux. Il est écrit que cette approche « est régie par le principe suivant : la compréhension de l’objet fonde la compréhension de l’action sur cet objet. »

« Le régulation de l’action sur un objet peut se faire grâce à la compréhension de cet objet […]. La connaissance déclarative (théorie) n’est certes pas indispensable à l’application de l’action sur cet objet (la méthode) mais elle permet assurément d’agir en compréhension, de réguler de façon plus autonome. »

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 10:35

 

Un court billet pour renvoyer sur le dernier article de Silvae, médiateur numérique à la BPI, sur son blog Bibliobsession "Pourquoi je signe le Manifeste FADBEN 2012", qui lui-même renvoit aux propos d'Olivier Ertzscheid dans un article du Monde "Et si on enseignait vraiment le numérique ?"

Je pense, comme Silvae, que professeurs documentalistes, documentalistes et bilibothécaires, dans l'Education Nationale ou pas, nous avons des buts communs. Je pense qu'il est important que construire une vision commune et de s'entendre sur les complémentarités de nos fonctions.

 

En collège, nous avons l'habitude de travailler avec les bibliothèques municipales, en matière de lecture notamment. De la complémentarité de nos fonctions, nous avons toujours su tirer un grand profit. Quel plaisir de travailler avec une personne extérieure au collège mais qui partage avec nous des objectifs comme la promotion de la lecture ! Pour autant, avons nous l'habitude de confondre nos rôles ?

Les professeurs documentaliste ont pour mission de former tous les élèves, en fonction d'objectifs de formation pré-établis comme étant indispensables à la mission de formation citoyenne de l'Ecole.

Les bilbiothécaires ont, me semble-t-il, une mission d'accompagnement, plus individualisée, mais qui sera d'autant plus intéressante et bénéfique que toute une génération sera sortie de l'Ecole avec une bagage minimal en matière de culture de l'information.

Et n'oublions pas que l'Ecole ne dure pas toute la vie et que l'accompagnement sera nécéssaire bien au-delà de 18 ans !

Et qu'aller dans une bibliothèque relève d'une démarche personnelle, très individuelle alors qu'aller à l'Ecole relève de l'obligation...

 

Ainsi, nos rôles ne peuvent pas être confondus. Ils sont forcément complémentaires.

 

Personnellement, j'utilise le blog de Silvaé pour réfléchir à mes séances, en particulier sur l'Identité numérique, et je suis loin d'être la seule prof doc dans ce cas. La collaboration existe donc déjà bel et bien.

 

Creusons ce lien, travaillons ensemble et portons ensemble la nécéssité de former à la culture de l'information !

 

A ce propos, et en complément, je vous invite à lire le manifeste ABCD pour la culture de l'information de 1996 que j'ai découvert grâce à Sylvie Dalbin et son billet de blog

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 18:49

Une question un peu provoquante dont la réponse est bien sûr négative...

C'est une inquiétude légitime d'une partie de notre profession : "Si nous demandons à enseigner la culture de l'information, quelle place pourrons nous encore accorder au livre et à la lecture ?".

 

Je pense que nous pouvons répondre qu'en matière de culture de l'information, la lecture a une place absolument centrale :

 

Parce que la lecture sur écran est beaucoup plus complexe que la lecture sur papier. Ce mode de lecture demande encore plus qu'avant de savoir pratiquer différents modes de lecture et de savoir les articuler : lecture survol, lecture s'élective, lecture analytique, reflexive, approfondie, etc.

Savoir lire un document numérique est une compétence essentielle du lecteur numérique comme le souligne Pierre Fastrez

En ce sens, au moins au collège, et peut-être aussi au lycée, il paraît facilitateur d'imprimer des notes pour les retravailler, les analyser et définir un besoin d'information comme avec la méthode du document de collecte.

 

 Parce qu'amener les élèves à analyser leurs traces lors d'un cheminement de recherche est certainement une piste pédagogique constructive en matière de culture de l'information. Or analyser ses traces implique de les relire.

 

 Parce que lire de la fiction permet de déconnecter des écrans et d'ouvrir sur des mondes nouveaux. Et déconnecter permet de prendre du recul. Savoir sortir du temps de la communication constante (en lisant un roman par exemple) semble absolument essentiel pour mieux maîtriser les enjeux de cette communication.

L'Ecole est là pour jouer un rôle de ralentisseur (cf Divina Frau Meigs) face aux outils et aux pratiques numériques quotidiennes. Et la lecture, par la pause qu'elle incite (pause dans les clics, les liens, les interractions entre outils...) permet ce ralentissement.

 

Il y aurait certainement d'autres points encore à ajouter.

Dans les faits, ce qui est certain, c'est que nous les profs doc, en nous engageant sur la voie de la maîtrise et de l'analyse des nouveaux outils, des interrogations sur le document numérique et son accès, nous n'avons jamais abandonné nos projets lecture. Rallye lecture, défi lecture en français ou en anglais, clubs, sorties en médiathèque ou en librairie font pleinement partie de notre quotidien. Ils s'inscrivent dans des objectifs larges de formation citoyenne que l'ensemble de la profession partage me semble-t-il.

 

Tout est lié, rien ne s'annule. Lecture sur papier, lecture sur écran, lecture de fiction, lecture d'image, lecture attentive ou lecture sélective...

Nos élèves qui liront le plus, de toutes les façons, seront ceux qui auront le plus de chance de devenir des citoyens éclairés !

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 15:34

Lors du Congrès FADBEN diverses interventions auxquelles j'ai assisté (en particulier celles de Jean Michel Salaun, Olivier Ertzscheid, Dominique Cardon et Divina Frau Meigs) ont allumé une petite lumière dans mon esprit qui vient par moments m'interpeller. Je vais essayer par ce billet de blog de préciser cette idée.

 

Pour résumer : notre "écosystème informationnel" a changé. Quelques exemples :

-Google guide les résultats avec un Page Rank qui prend en compte nos recherches précédentes, ou qui propose des recherches toutes faites sous forme "d'écriture intuitive"

- les outils proposent leurs propres objets en réponse à une requête ou les "jardins fermés du web" (Tim Berners Lee) : selon Olivier Ertzscheid " chaque acteur a intérêt à favoriser les résultats de son écosystème direc"

- Facebook diffuse l'information par son système de recommandation "J'aime".  La recommandation est en train de supplanter le Page Rank (Domique Cardon).

- Les marchands en ligne proposent "ceux qui ont aimé ceci ont aussi aimé cela..."

etc.

 

Notre accès à l'information est modifé par tous ces paramètres :

- il est très invidualisé, personnalisé : c'est l'info (ou le spectacle ou le bien de consommation) faite pour nous !

- il est très guidé par les outils, le design des sites, les hypertextes présents (qui nuancent la notion de sérendipité même puisqu'il faut bien que le lien ait été mis là pour que l'on "clique" dessus)

 

La traduction en terme d'enseignement pourrait être (et c'est bien là l'idée qui me tourne dans la tête depuis quelques temps) d'apprendre aux élèves à répondre à la question :

Comment cette information très personnalisée dans laquelle j'évolue est-elle venue à moi ?

Elle remplacerait la question qui domine en documentation depuis des années et que l'on sait dépassée : Comment retrouver une information ?

L'interrogation sur l'accès à l'information pourrait déboucher au lycée, (et en amont des travaux de recherche demandés à l'unversité) sur l'apprentissage de la veille comme préconisé par des collègues au Congrès. On passerait de l'étude critique à la mise en place active de son propre écosystème informationnel.

 

Mais on ne peut imaginer travailler en ce sens si :

- on ne s'appuie pas sur une analyse fine et complète des outils que l'on utilise

- on ne fait pas de mises en activité intégrant la publication en ligne

- on ne sort pas de la seule problématique d'une recherche efficace

- on reste dans un enseignement intégralement tributaire des autres disciplines qui elles, de façon tout à fait légitime, cherchent l'efficacité en matière de recherche d'information.

 

Voilà, j'espère avoir su exprimer au mieux mon idée ; j'y reviendrai certainement. Plusieurs textes ont sans doute déjà été écrits sur le sujet.

 

Ma question maintenant, est : comment vais-je traduire cela concrètement avec mes élèves ?

 

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Published by Documentaliste - dans Culture de l'information
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