Mercredi 8 février 2012 3 08 /02 /Fév /2012 21:09

Dans la perspective de préparer les élèves de 4ème aux travaux de recherche demandés en 3ème, nous avons mis en place une séance sur la construction d’une carte mentale. Les élèves devaient, en groupe et sur un même sujet (Les substances qui perturbent le système nerveux : conséquences sur la sécurité routière), construire une carte mentale à partir de leur manuel scolaire et la mettre en forme avec Open Office. Nous leur donnions les principales branches comme trame de départ.
La séance a duré une heure. Nous avons pu voir des groupes s’organiser très vite et d’autres mettre beaucoup de temps. Les élèves ont dû lire avec attention leur manuel et faire un vrai travail de compréhension et d’assimilation de l’information.


A noter : c’était une séance méthodologique, en préalable à la distribution de sujets d’exposés. L’attendu final sera une carte mentale (sur un autre sujet) servant d'appui à une présentation orale.

 

Si je reprends le classement des connaissances proposé par André Tricot, voci comment j'analyse cette séance d'apprentissage ;


Connaissances procédurales (niveau des savoir-faire)
Retrouver précisément les informations demandées (organes moteurs, substances actives, etc.) dans le chapitre du manuel désigné
Classer les informations relevées en fonction d’une organisation pré-établie
Utiliser un traitement de texte pour présenter une carte mentale
Organiser le travail de groupe (répartir les tâches)
Connaissances procédurales (niveau de réinvestissement)
Savoir lire des documents de natures différentes (texte, tableaux, schémas etc.) et en extraire de l’information
Savoir organiser l’information en la hiérarchisant
Construire une carte mentale de présentation lisible
Travailler en collaboration
Connaissances déclaratives (niveau de la compréhension)
•    SVT : Le nom des substances qui perturbent le système nerveux et les mécanismes. Les différents types d’organes atteints (moteurs, sensoriels, cerveau). Les liens entre l’ingestion de ces substances et les accidents de la route.
•    Info-doc : Une carte mentale sert à exposer ses idées de façon claire et organisée. Elle peut être un support à communication. Dans ce cas, elle ne doit pas contenir de phrases rédigées mais seulement des mots ou des expressions. La mise en forme aide à sa lisibilité.
Connaissances déclaratives (niveau concept) selon  le wikiinfodoc

Exploitation de l’information / Prise de notes /

 

 

 

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Samedi 4 février 2012 6 04 /02 /Fév /2012 12:22

Dans le cadre du défi-lecture anglais 6ème, nous demandons aux élèves de préparer un oral sur un livre lu. C'est l'occasion de revoir avec eux la méthode de la carte mentale comme outil d'organisation de l'information. Voici la carte élaborée avec ma collège d'anglais.

 

fiche-livre-anglais.jpg

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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 17:05

 

Voici la fiche que j'ai utilisée avec mes élèves de 3ème

cnil-1.jpg

cnil-2.jpg

cnil-3.jpg

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Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 11:31

J’ai écrit il y a quelques temps un billet sur le document de collecte. J’avais eu pas mal de questions en commentaires et je n’avais pas pris le temps de répondre. Je vais essayer de le faire dans ce billet.

Sachez que vos questions et critiques m’aident beaucoup pour interroger et faire évoluer cette méthode. Merci à ceux qui ont bien voulu partager leurs opinions !


A la question de la dangerosité de laisser les moteurs guider les élèves j'ai du mal à répondre. Peut-être est-ce "dangereux". Je vois deux façons d'atténuer cela :
- lors de la phase d'organisation des idées l'enseignant est très présent, guide les élèves et leur permet de relativiser ce qui a été trouvé
- sur des sujets complexes on peut proposer de travailler seulement à partir d'une sélection de sites (pmb / netvibes)


Mais n'est-il pas utile de laisser l'élève faire la première sélection, guidé par les moteurs, puis se rendre compte qu'il y a des manques, des erreurs, un guidage pas forcément efficace ? C'est aussi une façon de lui apprendre à reprendre la main tout seul sur l'accès qu’il a à l'information. Cela l'amène peut-être à plus d'autonomie finalement ? A mon avis, cette piste est à creuser.


Pour la forme du document de collecte, elle est vraiment simple. Il s’agit d’une page imprimée intitulée « document de collecte » avec précision du sujet travaillé. C’est ensuite un empilement de copiés-collés : phrases, morceaux de phrases, paragraphes coupés… Peu importe. Chaque site est référencé par un copié-collé de son adresse (en parallèle, je donne une fiche de sitographie à remplir).


Il me semble ensuite en collège très important que ce document soit retravaillé au stylo (surligneurs de couleurs différentes, paragraphes à rayer, notes en marge…). Je pense que les deux étapes aident les élèves à s’approprier leur sujet.


Cette méthode demande un vrai travail de correction. Entre chaque séance, je garde les documents, je les lis et les annote. Cela me permet de voir l’avancée de chaque groupe dans la maîtrise de leur sujet et de les guider pour l’étape suivante. A chaque séance, je leur remet l’ensemble des documents pour qu’ils aient bien conscience de l’évolution de leur travail et peut-être de leur réflexion.
Enfin, mais j’aurais dû le préciser plus tôt : en début de séquence, je distribue un plan de la séquence à venir avec les étapes (heure 1 / heure 2, etc.) et je leur demande de temps en temps de se situer dans le travail par rapport à ça. C’est aussi une façon de découper qui permet de se concentrer sur une micro-tâche et cela me semble plus facile que de toujours être dans la tâche complexe.


Mais je crois que c’est à chacun de tester cette méthode pour voir si elle est efficace ou non. Je pense aussi qu’elle peut être largement interrogée et améliorée. Je serai très intéressée si certains d’entre vous la testent d’en avoir des retours.

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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 13:45

Voilà cinq ans que je travaille avec les élèves sur la question des traces et de l’identité numérique. Et depuis cinq ans cette question me préoccupe même si je sens l’utilité civique et sociale de mes interventions. Je fais passer des informations, j’ai un rôle d’animatrice voir d’éducatrice. Mais en quoi mon rôle se distingue-t-il de celui des intervenants des sociétés privées dans les établissements scolaires ?

Ai-je vraiment un rôle d’enseignante ? Oui sans doute mais dans ce cas : qu’est-ce que j’enseigne ?

Pour les professeurs des autres disciplines, anciennes et instituées, c’est une question qui ne se pose pas. Mais  pour nous, prof-docs, en charge d’une discipline en construction, elle s’impose.

Alors que j’étais en plein dans la construction de mon projet Identité Numérique de l’année avec les 3èmes (co-construction avec mon collègue de Technologie), que je gardais dans un coin de la tête ma question toujours présente, j’ai lu hier soir l’article publié par André Tricot dans le dernier numéro de Mediadoc.

Et tout s’est éclairé.

Dans cet article, extrêmement riche et instructif, un passage en particulier est venu répondre à mon interrogation du moment. André Tricot explique que l’acte d’enseignement est basé sur des tâches à réaliser. La réalisation de ces tâches amène l’élève à mettre en place des processus d’apprentissage qui permettent l’acquisition de connaissances.
On distingue six types de connaissances classées en deux groupes : les savoirs (connaissances déclaratives) et ce que j’appelle des savoir-faire mais le terme est impropre (connaissances procédurales).
Jusque là, rien de très complexe.

Dans chaque groupe on note une gradation du spécifique au général :

Connaissances déclaratives :
1er degré : savoir mémorisé par cœur
2ème degré : compréhension
3ème degré : concept

Connaissances procédurales :
1er degré : automatisme
2ème degré : savoir-faire (une tâche précise)
3ème degré : méthode transférable à une situation nouvelle

Si « j’intuite » bien le propos, pour réussir un enseignement, il est utile d’être au clair sur les connaissances que l’on veut que les élèves acquièrent et surtout de faire en sorte :
-    de viser des connaissances de natures différentes
-    de faire attention à l’articulation entre ces connaissances


Ayant compris cela (je crois) j’ai eu envie de le tester sur mon activité « Identité numérique ».
Dans ce projet réalisé en cours de Technologie, les élèves de 3ème vont (tâches) :
1.    Réaliser un questionnaire d’enquête sur les pratiques numériques, le soumettre à tous les élèves du collège, le dépouiller et en communiquer les résultats
2.    Etudier le site de la CNIL
3.    Faire des recherches sur une personnalité (Yannick Noah) et comprendre comment on peut se créer une bonne identité numérique (site officiel, Wikipedia, presse…)
4.    Assister à l’intervention d’un gendarme concernant l’utilisation des réseaux sociaux
5.    Créer un diaporama présentant la notion d’Identité numérique et comment la maîtriser


En termes de connaissances, si je reprends l’organisation donnée par André Tricot, voilà où nous en sommes :


Connaissances visées concernant le projet Identité Numérique en 3ème :


Connaissances déclaratives :
1er degré : mémorisation par cœur : définition d’identité numérique à connaître
2ème degré : compréhension : comprendre la définition d’identité numérique, le rôle de la CNIL, que l’intention de publication influe sur l’information publiée, le fonctionnement  de Wikipedia
3ème degré : concept : Identité, information, publication, source, auteur


Connaissances procédurales :
1er degré : automatisme : utiliser un pseudonyme lors d’une publication en ligne (là je ne suis pas sûre de moi, est-ce un automatisme ?)
2ème degré : savoir-faire (une tâche précise) : savoir paramétrer son compte Facebook, surveiller ses traces, se construire une identité numérique positive, retrouver les informations dans un site (utilisation du menu et des hypertextes)
3ème degré : méthode transférable à une situation nouvelle : savoir identifier la source d’une information (auteur, éditeur), percevoir l’intention de publication et utiliser ces éléments pour évaluer la qualité d’une information

Voilà, j’y suis arrivée ! (Même si il y a sans doute des erreurs… Et j’accepte toute critique me permettant de les pointer)

N’empêche, grâce à l’article d’André Tricot, je sais aujourd’hui que j’enseigne quand je travaille sur l’Identité numérique. Alors, très sincèrement, merci !

Son site perso : http://andre.tricot.pagesperso-orange.fr/

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Samedi 14 janvier 2012 6 14 /01 /Jan /2012 16:15

Les débats qui agitent notre profession aujourd'hui me paraissent très étrangers, je m'en rends compte. Non que je ne me sente pas concernée par un avenir qui m'inquiète. Mais je ne peux pas croire qu'on puisse vouloir enlever aux professeurs documentalistes leur mission d'enseignement .

Pourquoi ?

Il y a dix ans je pense que j'aurais été très ébranlée par des discours voulant nous rapprocher de la vie scolaire et d'une vision éducative de notre mission. Je me serais dit : "Mince, j'ai passé un concours d'enseignement pour enseigner et je me retrouve éducatrice et gestionnaire. Cela ne me convient pas. Changeons de métier".

Lors d'un moment de doute, d'ailleurs, j'ai failli le faire.

 

Puis j'ai vu autour de moi le monde qui se transformait. Le développement de Google, de Wikipedia, des blogs puis des réseaux sociaux, cette invasion de l'information...

 

Avec l'information livresque, encyclopédique, stable et vérifiée, notre travail était d'en donner l'accès aux élèves et de les former à la retrouver.

 

Mais nous passions à une société dans laquelle l'accès à l'information ne passait plus par nous. D'autres questions surgissaient : comment évaluer la fiabilité d'une information ? Comment les moteurs de recherche choisissaient-ils de donner accès aux sites (classement des résultats, conciliations de Google avec certains gouvernements ...) Le mythe de l'encyclopédie collective gratuite et libre se réalisait-il avec Wikipedia ? Sa non fiabilité à 100% en faisait-il un objet condamnable ?

D'autres questions véritablement liées à l'apprentissage se posaient. Comment pallier aux difficultés de la lecture sur écran ? Comment faire pour que les informations trouvées se transforment en connaissances ? Comment dépasser le copier-coller ?

D'autres encore liées à la possibilité pour tous de publier. Comment former à la publication sur internet ? Comment apprendre aux élèves à maîtriser leurs traces ? Comment se construire une identité numérique positive ?

Et tant d'autres...

 

Depuis que j'en entrepris ce chantier de comprendre ce à quoi je devais former mes élèves, je ne suis plus capable de concevoir qu'on remette en cause notre mission d'enseignement. Car si on nous l'otait, ce serait abandonner cette exigence de formation des futurs citoyens que sont nos élèves. Ce serait abandonner la principale mission de l'Ecole.

Et c'est une question qui dépasse, de loin, la seule question de notre profession...

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Vendredi 9 décembre 2011 5 09 /12 /Déc /2011 15:07

Les études sur l'activité de recherche d'information chez les jeunes semblent montrer qu'ils utilisent peu l'hypertexte, contrairement à ce qu'on pourrait penser.

En fait nos élèves préfèrent interroger un moteur de recherche par plusieurs mots-clés qui évoluent au fur et à mesure que s'affine leur connaissance du sujet.

Pourquoi alors ne pas leur apprendre à le faire ? L'idée n'est pas de moi, mais depuis que je l'ai entendu Nicole Boubée le préconiser, je me suis fixé cet objectif : faire une heure d'étude de site par niveau et par an.

J'utilise des questionnaires très simples auxquels les élèves doivent répondre à partir d'un seul site. Les premières questions portent l'identification du site (titre, auteur, contact, etc.). les questions suivantes servent à relever des informations sur le sujet du site.

Quelques exemples non exhaustifs de sites que j'ai fait étudier :

Pour en savoir plus sur le sujet : LA FORMULATION DE REQUÊTE, UNE PRATIQUE ORDINAIRE DES ÉLÈVES DU
SECONDAIRE
par N. Boubée et A. Tricot

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Jeudi 8 décembre 2011 4 08 /12 /Déc /2011 15:37

Je parle du document de collecte dans mes différents billets mais je réalise que depuis le jour où j'ai décidé (grâce à l'enthousiasme d'une collègue d'Histoire-Géographie) de l'introduire dans mes séquences, je n'en ai pas vraiment fait de bilan. Pourtant, depuis ce jour, je ne l'ai plus lâché.

Le document de collecte est devenu mon compagnon fidèle, celui de certains de mes collègues (même partis enseigner ailleurs, au lycée, où semble-t-il il séduit beaucoup) et celui de mes élèves.

Je ne l'utilise qu'associé à la carte mentale de réorganisation des idées. Il pourrait être construit autrement, sous forme de tableau par exemple pour comparer des informations issues de différents sites comme le font certains collègues de Bretagne.

 

Le document de collecte intervient dans lors de la première séance de recherche avec les élèves. Il me permet de les mettre directement en recherche sur internet. Je les autorise ainsi à prendre connaissance individuellement de ce sujet étrange (en tous cas étranger à eux) qu'on vient de leur donner. Ils sont dans une situation assez semblable à la mienne quand je cherche. Quand un collègue arrive et me dit "Je veux travailler sur Adèle Blanc-Sec",sur "le rôle militant aujourd'hui d'anciens résistants", ou même simplement "Versailles", qu'est-ce que je fais ? Est-ce que je prends un dictionnaire ? Est-ce que j'ouvre un livre documentaire ? Est-ce même que j'interroge PMB ? Non. Tout cela vient ensuite. Ce que je fais en tout premier parce que je veux comprendre de quoi il relève, c'est ouvrir internet et (aïe aïe) consulter les premiers résultats que me donne un moteur de recherche.

 

Peut-être est-ce de la fainéantise ? Ou alors serait-ce pour moi le mode de recherche  le plus efficace pour une délimitation rapide du sujet ?

 

Je demande donc aux élèves de construire des documents de collecte sur des sujets dont ils ne savent rien, ou presque rien. Par contre, je joue sur des variables : si la question est large, je présélectionne les sites sur PMB ou netvibes (ou les deux). Si la question est très précise, je peux les laisser consulter plus largement un moteur de recherche.

 

Je donne une limite à ce document : une page le plus souvent. Il est terminé en une heure et est source de contentement pour les élèves qui ont le sentiment d'avoir avancé. J'exige aussi qu'il soit référencé, de façon à garder trace des sites consultés.

 

L'heure suivante est très intéressante. Les documents de collecte ont été réalisés individuellement, souvent sur des recherches qui vont être menées en groupe. Je demande donc aux groupes de se reformer et d’établir une carte des idées qui apparaissent à la lecture des documents. Les élèves surlignent de couleurs différentes, comparent, sélectionnent et organisent en échangeant constamment. J’essaie des les amener à évaluer leur document en le comparant à ceux des autres « pourquoi a-t-il relevé cela et pas moi ? ». Je leur demande aussi de pointer des manques informationnels éventuels (et le collègue de la discipline en appui à cette recherche joue là un rôle important en précisant aussi ce qui est attendu) puisqu’ils retourneront l’heure suivante en salle informatique. Enfin, je leur fais rédiger un début de sitographie qui leur permet de :

-          Revenir sur le déroulement de leur recherche

-          Evaluer l’importance de tel site par rapport à tel autre

-          Identifier la source de publication

En trois heures, avec cette méthode, nous arrivons facilement à boucler le travail de recherche. Nous pouvons passer à la restitution de l’information.

J’ajoute que, en 3ème, les élèves sont familiarisés avec la méthode et voient où nous allons quand je distribue le plan de la recherche comme ici

 

En 6ème, nous sommes dans la découverte de la méthode, mais j’essaie collectivement, sur un même sujet (cf séances d’IRD) de leur faire évaluer la qualité de leur document de collecte au regard de l’activité de recherche et de ses exigences intrinsèques (Histoire des Arts par exemple).

Enfin, certains de mes collègues des autres disciplines reprennent le document de collecte seuls. En Anglais par exemple, document de collecte + carte mentale (sur un personnage, sur un pays…) fournissent un bon support pour l’expression orale.

 

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